Colère « verte pelouse » d’un fana de foot

compo

Ce que je voulais voir cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) se terminer de la meilleure des manières, avec toutes les reconnaissances qu’on devrait à la Guinée équatoriale pour une organisation salvatrice et salutaire. Hélas! les choses ne se déroulent pas toujours comme souhaité. Cette édition, la 30e, est atypique. Elle nous enlève, à nous, fieffés fanatiques du foot, toute envie de nous régaler de beaux jeux qu’on pouvait espérer. Le livre d’or des éditions de la CAN est taché. Éclaboussé d’une encre indélébile qui laissera forcément des traces sur les pages qui suivront.

Dommage que le hooliganisme et le favoritisme se sont substitués au « football champagne » dont on devrait se délecter. Le fair-play tant prôné par cette discipline sportive était littéralement absent. Sinon, comment comprendre cette partialité arbitraleces jets de projectiles sur les joueurs et supporteurs du camp adverse, ces agressions après match, cette fin de match chaotique et hachée (8 minutes de jeu évaporées sans explication), ce mastodonte flottant au-dessus de la pelouse (je m’en voudrais de ne pas exprimer ma colère, verte car les gazons verts du stade de Malabo n’ont rien de commun avec un tarmac ou une piste d’atterrissage), bref, ces nombreuses irrégularités. Notre colère est donc saine, légitime et justifiée.

Ce mastodonte qui se trompe de piste d’atterrissage.  © REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Ce mastodonte qui se trompe de piste d’atterrissage. © REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

 

Surtout loin de nous l’idée de fustiger l’esprit rassembleur de cette compétition, il nous serait tout de même impossible de passer sous silence les bavures de cette grand-messe continentale. N’est-ce pas vrai que le foot unit les peuples ? Le passé récent de certaines nations africaines peut en témoigner… Alors, de grâce, n’en mêlez pas les règlements de compte et le racisme. Ces propos certes acariâtres, sont ceux du fana foot que je suis ; outré par le mauvais spectacle que la CAN nous offre. La compétition arrive à son terme nous laissant indubitablement sur notre soif de beau spectacle. Excusez-moi de peindre en noir ce tableau du foot africain, mais je ne pouvais m’en empêcher, juste parce qu’à la lecture des commentaires faits sur la compétition, les bras m’en tombent au regard de tous les incidents qui ont émaillé la compétition, mais surtout au regard de la gestion chaotique que fait la CAF de cette édition.

Je ne ferai pas plus long que ça, seulement que nous osons croire que cette 30e édition de la CAN n’est qu’une mauvaise passe, mais qu’elle nous offrira tout de même une belle finale ouest-africaine entre la Côte d’Ivoire et le Ghana.